Diplôme Universitaire de Biomécanique du mouvement faculté médecine de TOULOUSE

Cette semaine avait lieu un nouveau séminaire de biomécanique du mouvement dans le cadre du Diplôme Universitaire de Biomécanique à la faculté de Toulouse.

Ce fut très enrichissant et très instructif.

Au programme:

  • biomécanique de la cheville, de l’articulation sous talienne et du couple de torsion
  • marche et fonctionnement musculaire
  • analyse de marche
  • biomécanique des amputations et de l’appareillage
  • modélisation des systèmes articulaires
  • baropodométrie

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Comment choisir une paire de chaussures?

  • l’achat de vos chaussures devrait toujours se faire en fin de journée alors que le pied est à son volume maximum
  • L’ajustement de la chaussure doit se faire pendant que vous êtes en position debout.
  • Si vous portez des orthèses dans vos chaussures, vous devez les apporter au moment de l’essai de la chaussure pour obtenir un meilleur ajustement.
  • La pointure de la chaussure est déterminée d’après le pied le plus long (du talon à l’extrémité de l’orteil le plus long), et la largeur et la longueur de la voûte plantaire (du talon au premier métatarsien). Une pointure appropriée loge la première articulation métatarso-phalangienne (la partie la plus large du pied) dans la partie la plus large de la chaussure.
  • Lorsque le talon est bien appuyé au contrefort de la chaussure, il faut réserver un espace libre de 1 à 1,5 cm entre l’orteil le plus long et le bout de la chaussure, pour faciliter le déroulé du pied dans la chaussure lors du cycle de marche.
  • La chaussure doit être suffisamment profonde (hauteur de l’empeigne suffisante) pour éviter les zones de friction ou de pression sur la face dorsale des orteils.
  • la semelle est antidérapante, pas trop fine afin de protéger la plante du pied des contraintes et des irrégularités du sol, absorber les chocs sur une surface dure, elle doit également être suffisamment souple pour permettre le déroulement complet du pied lors du cycle de marche.
  • Le talon devrait être suffisamment large pour garantir la stabilité de la cheville, et sa hauteur ne devrait pas excéder 4 cm, pour limiter le déplacement des charges de l’arrière pied vers l’avant-pied, et ainsi venir donner une contrainte sur les têtes métatarsiennes
  • L’intérieur de la chaussure devrait être lisse, sans aspérités et sans coutures afin de prévenir une contrainte de friction sur la peau (dans le cas ou vous comptez porter les chaussures sans chaussettes, ou avec des bas très fins)
  • Le talon ne doit pas sortir de la chaussure au moment de la marche.
  • D’emblée, il faut bien se sentir dans une chaussure neuve; si elle blesse ou cause de l’inconfort dès le premier essai, cela ne laisse augurer rien de bon !

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Semelles Orthopédiques – Conseil et entretien

DESCRIPTION 

L’orthèse plantaire est un appareillage adapté sur mesures à chaque patient en fonction de la pathologie, réalisé par paire, en différents matériaux, amovible, qui est placée dans une chaussure de série.

L’orthèse plantaire est mise en place dans la chaussure du patient par le podologue qui vérifie qu’elle est bien adaptée à la chaussure et au pied du patient.

CONSEILS D’UTILISATION

Au cours des premières journées, il se peut que vous ressentiez une sorte de gène mais cet inconfort ne peut en aucun cas devenir douloureux.

Une à deux semaines peuvent être nécessaires pour une bonne accoutumance au port des orthèses fonctionnelles, c’est pourquoi, nous vous conseillons la période d’adaptation suivante :

Durant les 4 premiers jours, ne portez les semelles que 4 heures et pour les 10 jours suivants, durant toute la journée. Cependant, nous vous demandons de ne pas vous adonner à un sport avec vos semelles durant les quinze premiers jours afin de permettre aux muscles et aux structures du pied de bien se réadapter à une mobilité plus adéquate.

Après cette période, il est primordial de les porter de façon régulière en particulier pour pratiquer vos sports. Il faudra compter un mois pour obtenir une nette amélioration dans le cas des pathologies chroniques. Suivant l’évolution, on peut toujours modifier les corrections.

Les semelles peuvent être portées dans la plupart des chaussures suffisamment larges si le talon est inférieur à 4 cm. Dans les chaussures de ville, il existe parfois un soutien de confort en mousse, n’hésitez pas à l’ôter. Les semelles se portent aisément dans les chaussures de sport après avoir retiré la semelle de propreté. Ne pas porter d’orthèses plantaires avec des chaussures non lacées sous peine d’inefficacité.

Dans les activités de maison, continuer à porter les orthèses dans  des chaussures d’intérieur.

Tout compromis dans la qualité des chaussures diminuera l’efficacité de vos orthèses: sachez vous faire conseiller utilement.

CONSEILS D’ENTRETIEN

Les semelles peuvent être lavées à l’eau et au savon car elles ne craignent pas l’humidité. Ne les approchez jamais d’une source de chaleur, ça les endommagerait (radiateur, lave linge, sèche linge…)

Il est conseillé de les sortir tous les soirs des chaussures pour permettre aux orthèses de sécher, surtout chez l’enfant (port de baskets) dans le cas d’hypersudation, et contribuer ainsi la non apparition de mycoses

RENOUVELLEMENT

Les orthèses plantaires sont renouvelables, dans le cadre du remboursement :

  • une fois par an pour les adultes
  • deux fois par an pour les enfants jusqu’à 15 ans inclus, excepté pour les détériorations accidentelles, ou celles liées à une variation physiologique ou pathologique ou aux conditions particulières liées à un exercice professionnel.

Le pied plat

Définition

Affaissement plantaire à l’origine d’une augmentation de la surface d’appui de la voûte plantaire du pied sur le sol. Elle touche un grand nombre d’enfants avant 6 ans, qui avec le développement squelettique et musculaire voient leur voûte plantaire se creuser (apparition de l’arche plantaire) ce qui aboutit à la concavité physiologique de la voûte plantaire chez l’adulte. Néanmoins, chez certaines personnes, cette voûte plantaire ne se creuse pas et, à l’âge adulte, ce phénomène entraîne un pied plat.

Causes

Cette anomalie de la statique du pied, qui se traduit par un affaissement de la voûte plantaire avec une disparition de l’arche interne du pied, est d’origine soit congénitale, soit acquise. Le pied plat est le résultat d’une insuffisance musculaire et ligamentaire entraînant un relâchement de la tension et de la courbure de la voûte plantaire.

Symptômes 

  • Absence de douleurs ou après la puberté, des douleurs le plus souvent liées à un excès de poids peuvent apparaitre
  • « Démarche en canard »
  • Boiterie
  • Déviation du talon vers l’extérieur dans la grande majorité des cas.
  • Les spécialistes mettent en évidence une bascule du pied en dehors (pied plat valgus).

Traitement 

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L’hallux Valgus durant la marche

Analyse théorique des principaux défauts observés lors de la marche

  • Phase d’amortissement

La position du pied dans l’espace ne paraît pas être modifiée par la déformation du premier rayon. Aussi est-il possible de penser qu’un valgus éventuel de l’arrière-pied peut évidemment ajouter aux troubles statiques et dynamiques du premier rayon mais n’est pas la conséquence de cette déformation, y compris dans le cas d’une brièveté du premier métatarsien.

Le fait que les orteils externes soient, à ce stade, plus “hauts” que le gros orteil, montre qu’un dysfonctionnement de l’extenseur propre du gros orteil n’empêche pas la bonne position de l’avant-pied en supination et que cette attitude peut être attribuée à l’actif du tibial antérieur.

  • Phase d’appui unipodal 

Le premier métatarsien est en adduction, le gros orteil est en abduction. Il est facile de concevoir que la chaussure féminine effilée soit de nature à favoriser l’abduction du gros orteil. En revanche, cette même chaussure ne pourra que comprimer les métatarsiens dans le plan horizontal. Il n’y a donc, à priori, aucune responsabilité de la chaussure dans la réalisation de l’adduction du métatarsien. Celui-ci ne peut exister que par les forces exercées sur sa surface articulaire antérieure par la base de la première phalange du gros orteil, aidées par la nouvelle configuration des tendons fléchisseur, extenseur, adducteur et abducteur, ainsi parfois, que par une obliquité exagérée en avant et en dedans de l’articulation cunéo-métatarsienne dans le cas du varus métatarsien congénital.

D’autre part, ce qui est à remarquer ici, c’est que les orteils externes sont bien placés voire “collés” les uns contre les autres. Leurs métatarsiens ne se sont donc pas “étalés” comme on l’entend si souvent, ce qui me fait préférer la formule “d’avant-pied élargi par l’adduction du premier métatarsien” augmenté parfois de l’abduction du cinquième métatarsien.

Ce fait est vérifiable radiographiquement, de même que les données anatomiques et biomécaniques nous montrent que la mobilité des trois métatarsiens moyens en abduction et en adduction est extrêmement faible.

Il n’est jamais constaté de défaut d’appui de la tête du premier métatarsien, dans le sens où celle-ci n’appuierait pas au sol. De même pour le gros orteil, excepté le cas de l’Hallux Erectus. Cependant, il sera possible de parler d’un mauvais appui dans le sens quantitatif et qualitatif dont les témoins seront les durillons en face plantaire interne au niveau de l’articulation métatarso- phalangienne et / ou inter-phalangienne. Ce mauvais appui est objectivé, au moins pour le gros orteil, par son valgus dans le plan frontal.

  • Phase de propulsion

Au cours d’une phase de propulsion normale, la cinquième tête métatarsienne est la première à quitter le sol du fait de sa position en recul et de la pronation de l’avant-pied favorisant l’appui du premier rayon. Dans notre cas, la première tête métatarsienne quitte le sol au même moment. Les trois têtes métatarsiennes moyennes sont encore en appui, réalisant l’avant-pied rond.

Si nous considérons qu’il ne peut y avoir “d’abaissement” des têtes métatarsiennes moyennes du fait que celles-ci ne pourront jamais descendre plus bas que le niveau du sol, nous constaterons que la forme d’avant-pied rond est bien due à une position “haute” de la tête du premier métatarsien.

Cette position paraît être induite par la rigidité de l’articulation métatarso-phalangienne, reportant la flexion du premier rayon au niveau de l’articulation inter-phalangienne du gros orteil et la supination de l’avant-pied du fait de l’antériorisation du point de flexion du premier rayon.

Ces faits sont objectivés par les observations en profil interne.

Semelles 3D

SoleCAD© est un programme CAO pour la conception 3D de semelles internes, podologiques ou orthopédiques. Basé sur la mesure de la surface plantaire prise par SoleScanner©, l’utilisateur peut définir précisément la semelle suivant la surface plantaire physiologique du pied.