La fish pédicure présente des risques

L’agence française du médicament a fait retirer un message publicitaire vantant les bienfaits de cette pratique, sans fondement scientifique.

 

Nouveau coup dur pour la «fish pédicure». Quelques jours après un avis défavorable de l’agence de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) envers cette pratique, l’agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) vient d’interdire une publicité vantant les bienfaits de ce soin. Une «fish pédicure» consiste à plonger les pieds dans un bassin contenant des poissons, le plus souvent de l’espèceGarra rufa, friands des peaux mortes humaines. L’autorité a estimé que les bénéfices annoncés pour la santé dans la comunication publicitaire ne s’appuyaient sur aucune preuve scientifique.

La décision, publiée au Journal officiel de la République française le 4 mai, vise la société Fish’n Feet. L’institut lyonnais annonçait sur son site internet que «le Garra, tout en nettoyant en profondeur vos pieds, libère une enzyme, le dithranol, connue pour limiter la propagation des symptômes de certaines maladies de peau et pour stimuler la production de cellules jeunes». Il évoquait aussi que «les micro-succions du Garra ont un effet stimulant sur votre circulation et assurent un drainage efficace des pieds». L’ANSM a estimé que ces allégations n’étaient fondées sur aucun élément scientifique permettant d’apporter leur preuve et à demandé leur retrait, en accord avec les articles L. 5122-15 et R. 5122-26 du code de la santé publique. Fish’n Feet a supprimé l’annonce mais précise sur son site internet que ses «prestations ne sont en aucun cas des actes médicaux et n’ont aucune vocation thérapeutique. Il ne s’agit que de détente, de bien-être et de beauté du pied.»

Les Garra rufa, ces petits poissons friands des squames de la peau ont déjà été pointés du doigt par l’AnsesDans un avis du 25 avril, elle alertait sur un «risque de transmission d’agents pathogènes d’origine humaine ou animale» par l’eau, pour les «populations sensibles à risque plus important»: diabétiques, immunodéprimés, usagers ayant des lésions cutanées aux pieds. Et recommandait donc un «encadrement strict» de la «fish pedicure», soumise à aucune règle sanitaire spécifique.

Extrait du site internet: http://sante.lefigaro.fr/actualite/2013/05/07/20481-fish-pedicure-dans-collimateur-autorites

 

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