Marcher pied : une bonne idée?

Marcher pied : une bonne idée?

Marcher pieds nus présente plusieurs avantages pour la santé et le bien-être. Voici quelques raisons pour lesquelles c’est bon de marcher pieds nus :

  1. Renforcement musculaire : Marcher pieds nus sollicite les muscles des pieds et des jambes d’une manière différente par rapport au port de chaussures. Cela peut aider à renforcer les muscles intrinsèques du pied, améliorant ainsi la stabilité et l’équilibre.
  2. Amélioration de la proprioception : La proprioception est la capacité du corps à percevoir et à ajuster sa position dans l’espace. Marcher pieds nus stimule les terminaisons nerveuses dans les pieds, améliorant ainsi la proprioception et la conscience corporelle.
  3. Sensation de contact avec le sol : Les pieds nus permettent de ressentir la texture, la température et la sensation du sol sous vos pieds. Cela peut être agréable et stimulant pour les sens.
  4. Stimulation des points de réflexologie : Certains adeptes de la réflexologie plantaire soutiennent que marcher pieds nus peut stimuler les points réflexes situés sous les pieds, ce qui peut favoriser la relaxation, la circulation sanguine et le bien-être général.

Il convient de noter que marcher pieds nus comporte également des risques potentiels, tels que les blessures, les infections fongiques ou bactériennes et les objets pointus. Il est donc important de choisir des environnements sûrs et propres pour marcher pieds nus, et d’être attentif à vos pieds pour détecter toute blessure ou problème.

Des questions : cliquez ici

L’amorti à la marche et à la course

Dans le cadre des consultations podologiques, beaucoup de personnes me parlent de chaussures amortissantes. Il ne faut pas oublier que le corps est déjà capable d’amortir naturellement. Il sera donc plus intéressant dans la plupart des cas de mettre en place une semelle pour restaurer l’amorti naturelle plutôt que de mettre une semelle amortissante (type sorbotane, comme on peux en trouver dans les magasins de sports).

Pour plus de renseignements vous pouvez me contacter.

Le premier livre de biomécanique dans son édition de 1665 en latin

Aujourd’hui j’ai eu la chance de pouvoir consulter l’édition original de 1665, du livre “Motu Animalium” de Giovanni Alfonso BORELLI qui est considéré comme le “père de la biomécanique”. Le livre étant du 17ième siècle, il est bien entendu écrit en latin. (vous pourrez trouver des photos du livre à la fin de l’article).

La valeur de ce livre est aujourd’hui estimée à plus de 1000€

Biographie de Giovanni BORELLI:

Né à Naples en 1608, Giovanni Alfonso Borelli est le fils d’un soldat espagnol, Miguel Alonso, et d’une Italienne, Laura Porello (dite aussi Porelli ou Borelli).

Il aurait étudié à Rome les mathématiques avec Benedetto Castelli. Il enseigne les mathématiques à l’université de Messine à partir de 1635. Vers 1640, il rencontre Galileo Galilei à Florence.

En 1656, il obtient la chaire de mathématiques à l’université de Pise. C’est là qu’il rencontre l’anatomiste Marcello Malpighi. Il fonde l’Accademia degli investigandiqui traite de médecine, de physiologie, de mathématiques et de physique. C’est à Pise que Borelli, poussé par les études de Malpighi, commence les premières recherches scientifiques sur le mouvement animal. Ce centre d’intérêt ne le quittera plus le restant de sa vie.

Il s’intéresse à l’astronomie et installe en 1665 un observatoire astronomique à San Miniato. Il pressent que la trajectoire circulaire des planètes est due à la combinaison d’une force centrifuge et d’une force centripète mais rejette la notion d’attraction.

En 1674, il se lance dans un grand ouvrage médical, De motu animalium, publié après sa mort, et où il tente d’expliquer les mouvements du corps des animaux grâce à des principes de mécanique. Il est considéré comme le « père de la biomécanique ». Il a aussi écrit sur la mécanique, l’astronomie, la physique, et a donné des éditions d’Euclide et d’Apollonius de Perga, 1661 avec traduction latine. Il avait exprimé dès 1666 l’idée de la gravitation universelle, démontrée une vingtaine d’années après par Isaac Newton.

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Un ligament du genou oublié pendant 134 ans

Deux chirurgiens orthopédiques viennent de redécouvrir un ligament du genou, appelé “ligament antéro-latéral” (LAL) qui avait déjà été évoqué une seule fois, en 1879, par un médecin français, Paul Segond, rapporte Sciences et Avenir.

Au 19e siècle déjà, Paul Segond faisait l’hypothèse de l’existence d’un ligament supplémentaire dans le genou correspondant à l’arrachement d’un fragment osseux au niveau de l’extrémité supérieure et latérale du tibia. Elle est généralement secondaire à un traumatisme indirect du genou et témoigne quasi-systématiquement d’une autre lésion : la rupture du ligament croisé antérieur (LCA). Dans un article, le médecin décrivait alors sa découverte comme “une bande fibreuse, nacrée et résistante”.

Un ligament intimement lié aux ligaments croisés antérieurs

134 ans plus tard, c’est précisément ce LAL qu’ont pu trouver les deux chirurgiens orthopédiques du CHU de Leuven (Belgique), dans presque tous les cas (97%) des 40 genoux de cadavres humains qu’ils ont disséqués, rapporte leur étude publiée dans le Journal of Anatomy.

Au départ de leur recherche, ils souhaitaient comprendre le mécanisme expliquant la persistance de blessures ou d’instabilité rotatoire du genou malgré une réparation chirurgicale réussie après rupture du ligament croisé antérieur (LCA), explique Sciences et Avenir. L’origine du LAL se situe sur une proéminence latérale du condyle fémoral, soit, en français, l’extrémité inférieure du fémur. Sa terminaison se trouve sur l’extrémité supérieure du tibia, en avant, ainsi que le montre ce schéma :

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Des recherches pour corriger les blessures de ce nouveau ligament:

L’opération des ligaments croisés antérieurs, lorsqu’ils se rompent après une sollicitation trop intense des articulations, est courante chez les sportifs qui pratiquent à haut niveau. Les opérations réparatrices sont généralement efficaces, mais il arrive fréquemment que le genou lâche de nouveau durant une activité.

La découverte des docteurs Steven Claes et Johan Bellemans prouve ainsi le rôle-clef du LAL dans la stabilité de l’articulation du genou et son lien avec les ligaments croisés antérieurs : lorsqu’ils encaissent un choc, le LAL est forcément touché en même temps, mais lui ne se répare pas. C’est la raison pour laquelle les deux chirurgiens orthopédiques travaillent désormais à une opération pour corriger les blessures sur ce ligament.

Le monde